Ce concerto trouve son origine dans une longue improvisation à deux violons, moment suspendu où la musique s’est imposée avec évidence. De cette matière spontanée naît d’abord un duo, qui évolue progressivement vers une forme plus ample, jusqu’à devenir un concerto pour violon et orchestre.
Intitulé L’Optimiste, l’œuvre peut pourtant surprendre par le contraste entre son nom et le caractère profondément mélancolique, parfois même tourmenté, de son écriture. Ce paradoxe en constitue le cœur. L’optimisme ne s’y exprime pas comme une légèreté, mais comme une capacité à traverser les émotions les plus intenses, à en révéler la beauté, et à accueillir pleinement ce qu’elles portent.
Apprécier la tension, la gravité, l’élan d’une musique bouleversante : c’est dans cette intensité que réside, ici, une forme d’optimisme.
Créé en 2016, le concerto fait aujourd’hui l’objet d’une réécriture. L’ajout des cuivres et des percussions vient enrichir la palette orchestrale, apportant davantage de densité, de relief et d’intensité à l’ensemble, tout en prolongeant l’élan initial de l’œuvre.